La ville de Paris ne manque pas de monuments célèbres que de nombreux touristes visitent chaque année (la Tout Effel, l’Arc de Triomphe, etc.). Toutefois, il existe un lieu qui attire aussi son petit lot de curieux (que l’on nomme les cataphiles) : les Catacombes.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les Catacombes de Paris ne sont pas véritablement des catacombes. Afin de répondre au besoin sans cesse croissant de matériaux de construction, de nombreuses carrières à ciel ouvert furent creusées dès l’antiquité. Elles devinrent cependant rapidement souterraines, transformant au fil des siècles le sous-sol de Paris en un véritable gruyère. A la fin du XVIIIème siècle, il fut décidé de déplacer les ossements du cimetière des Innocents, qui était devenu une source d’infection. Par la suite, et cela jusqu’en 1814, ce furent les ossements de tous les cimetières de Paris qui furent déplacés. Or à l’origine, les catacombes sont des lieux de sépulture romains dans lesquels les Chrétiens enterraient leurs morts. Les Catacombes de Paris sont donc en réalité un ossuaire.
Pour visiter les Catacombes de Paris il suffit de se rendre au 1, avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy (place Denfert-Rochereau). Les catacombes sont ouvertes aux cataphiles du mardi jusqu’au dimanche (de 10h à 17h). Les visites sont soumises à des conditions particulières (nombre de visiteurs limité à 200 personnes par exemple). Les incursions en groupe ne sont autorisées que le matin et sur réservation. Bien entendu il est possible de visiter seul les catacombes. Mais attention, il est très facile de s’y perdre. Il est donc préférable d’être au minimum accompagné d’une personne qui connaît bien les galeries. De plus quelques précautions sont nécessaires avant de jouer les petits cataphiles. Tout d’abord il faut avoir une lampe torche, car il y fait très sombre. Il faut aussi savoir que les catacombes sont humides et que la température oscille entre quatorze et quinze degrés. Certes ce n’est pas très froid, mais il est préférable d’être un minimum bien habillé et de porter des chaussures adéquates.
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Parmi les nombreux monuments et autres lieux mondialement connus des Etats-Unis, il existe une route devenue légendaire : la Route 66 ! Mythe, citée à maints reprises dans la littérature ou le cinéma, cette route aujourd´hui fermée reste un symbole toujours vivace dans les esprits du monde entier.
Longue de 3 940 kilomètres (2 280 miles), la Route 66 traverse littéralement les Etats-Unis de Chicago (Illinois) jusqu’à Los Angeles (Californie). Elle traverse trois fuseaux horaires et huit Etats : l’Illinois, le Missouri, le Kansas, l’Oklahoma, le Texas, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et la Californie. Traditionnellement elle se parcourt d’Est en Ouest en partant de Chicago. La Route 66 fut officiellement fermée en 1985. Pourtant elle est restée une route mythique, sans doute la plus connue des USA. Depuis le début des années 1990 elle est à nouveau « fléchée » en de nombreux endroits sous le nom de « Historic Route 66″, grâce aux nombreuses associations qui se sont créées.
La Route 66 est née le 11 novembre 1926. Toutefois, il faudra attendre 1937 et la politique du « New Deal » de Franklin Roosevelt pour que la route soit entièrement revêtue de Chicago jusqu’au Santa Monica à Los Angeles. Tout au long de son histoire, la Route 66 reçue de nombreux surnoms. La National US 66 Highway, chargée de faire connaître la route auprès du grand public, la surnomma « The Main Street of America ». Car elle faisait souvent office de rue principale dans les nombreuses villes qu’elle traversait. Dans le roman « Les raisins de la colère », John Steinbeck l’appelle « The Mother Road ». En 1952 elle portera le nom de « Will Rogers Highway », en hommage à l’acteur. Après la seconde guerre mondiale, de nombreuses villes se développèrent tout le long de la Route 66, ainsi que de nombreux motels, cafés, attractions, boutiques, stations services, etc. En 1954, Eisenhower lance le « President’s Advisory Committee on a National Highway Program » dont le but était de créer un réseau autoroutier. Deux ans plus tard, les premières autoroutes apparaissent, provoquant la lente mort de la Route 66. La route fut officiellement fermée en 1984. De nombreux villages et commerces qui vivaient de cette route vécurent cette fermeture comme une tragédie. Certains villages auraient même été abandonnés.
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